Deux nouvelles associations étudiantes remplaceront la FEUQ

Les nouvelles associations se nommeront l’Union étudiante du Québec (UÉQ) et l’Association pour une Voix Étudiante du Québec (AVEQ)

En avril dernier, le journal Le Devoir a annoncé la mort de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). L’effondrement de cette dernière est survenu après une vague de désaffiliation qui a déclenché une crise existentielle. La décision a été prise de mettre l’organisation en veille jusqu’à la création d’une nouvelle organisation étudiante provinciale (ou nationale dans le dialecte québécoise).

Ce débat s’est entamé à une réunion le 21-22 mars 2015 à Québec. Le Projet pour le mouvement étudiant (PPME) a été créé comme organisation à l’intérim afin d’encadrer les discussions. Après la deuxième réunion du PPME (18-19 avril 2015), quatre associations étudiantes (Chicoutimi, Rimouski, Trois-Rivière et l’Association des étudiantes et des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal) quittent le processus en raison, entre autres, du désaccord sur le mode de scrutin à choisir (une association, un vote c. double majorité)1. Il semble aussi y avoir, selon certaines associations, une urgence d’agir qui a été imposée sur les associations participantes par le biais d’un «contrat associatif». Selon le procès-verbal du 15 juillet 2015 du conseil d’administration de la REMDUS, 10 associations auraient signé ce contrat et «sont légalement redevables au PPME.» :

  • Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS)
  • Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL)
  • Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM)
  • l’Association des Étudiants de Polytechnique (AÉP)
  • l’Association des étudiants des Cycles Supérieurs de Polytechnique (AÉCSP)
  • l’Association étudiante de l’École de technologie supérieure (AÉÉTS)
  • l’Association étudiante de l’École des sciences de la gestion (AÉÉSG) (UQAM)
  • l’Association générale étudiante de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (AGÉ-UQAT)
  • Post-Graduate Students’ Society of McGill University (PGSS)
  • Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS)

Selon le journal étudiant Impact Campus, l’organisation résultant de ces délibérations sera nommée l’Union étudiante du Québec (UÉQ) (Quebec Student Union en anglais). Cette dernière aura un mode de scrutin à double majorité et une cotisation de 9.00$/étudiant par année. Son comité exécutif aura 5 membres au départ et s’accroîtra éventuellement à 10 membres.

Les associations étudiantes qui ont quitté le PPME se sont créé un nouveau projet connu sous le nom de «Projet Vision Commune» (la Table des régions existait auparavant). Récemment, cette dernière est devenue l’Association pour la Voix Étudiante au Québec (AVEQ) (Association for the Voice of Education in Quebec en anglais). Le comité exécutif de cette dernière aura six (6) membres et la cotisation initiale sera fixée à 2.50$ par étudiant. L’AVEQ est présentement à la recherche d’un coordonnateur général et d’un coordonnateur des communications. Entres autres, la Student Society of McGill University (SSMU), le Concordia Student Union (CSU), la PGSS et la FEUS ont participé à la formation des deux nouvelles organisations. Par contre, la SSMU, le CSU et la PGSS ont publié un communiqué qui supporte l’AVEQ sans nommer l’organisation explicitement. 

Ces deux nouvelles associations étudiantes provinciales se rejoignent à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et à l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) sur la scène de la politique étudiante québécoise.

1. L’UÉQ utilisera un système à double majorité : une motion devra être approuvée par une majorité des membres (une association, un vote). Si la motion est adoptée lors de ce premier vote, un deuxième vote aura lieu en utilisant le système semi-proportionnel. Ce dernier accordera plus de votes aux plus grandes associations étudiantes.


The new student associations will be called the Quebec Student Union (QSU) and the Association for the Voice of Education in Quebec (AVEQ)

Last April, Le Devoir announced the death of the Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). The collapse came about following a wave of disaffiliations which triggered an existential crisis. The FEUQ board of directors voted to place the organization in dormancy until a replacement organization was created. 

The debate surrounding the creation of this new student organisation began on March 21 and 22, 2015 in Quebec City. The Project for the Student Movement (PSM) was created as an interim organisation moving forward. Following the second meeting pf the PSM (April 18-19, 2015), four student associations (Chicoutimi, Rimouski, Trois-Rivière and l’Association des étudiantes et des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal) abandoned the process due to, among other reasons, a disagreement on the voting system (one member, one vote vs double majority)1. According to these student associations, a “membership contract” was being imposed upon the participants of the negotiations. Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) board of administration minutes from July 15th, 2015 indicate that 10 student associations signed the contract: 

  • Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS)
  • Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL)
  • Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM)
  • l’Association des Étudiants de Polytechnique (AÉP)
  • l’Association des étudiants des Cycles Supérieurs de Polytechnique (AÉCSP)
  • l’Association étudiante de l’École de technologie supérieure (AÉÉTS)
  • l’Association étudiante de l’École des sciences de la gestion (AÉÉSG) (UQAM)
  • l’Association générale étudiante de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (AGÉ-UQAT)
  • Post-Graduate Students’ Society of McGill University (PGSS)
  • Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS)

According to the student newspaper The Link, the Quebec Student Union (QSU) (l’Union étudiante du Québec in French) is the name of the new provincial student association resulting from the PSM deliberations. It will employ a double majority voting system and membership fees will amount to $9.00/student per year ($4.50 per semester). The executive committee is currently made up of 5 members but will increase to 10 members in the future.

The student associations that left the PMS came together to form a second project which became known as the “Common Vision Project” (Projet Vision Commune in French) (formerly known as la Table des régions). Recently, its permanent name became the Association for the Voice of Education in Quebec (AVEQ). Its executive committee is made up of six members and its membership fees will be $2.50 per student. AVEQ is currently recruiting a general coordinator and communications coordinator. The Student Society of McGill University (SSMU), the Concordia Student Union (CSU), the PGSS and FEUS are some of the student associations that contributed to both projects. However, a statement of support signed by the SSMU, the CSU and the PGSS indicates that they are in favour of AVEQ’s structure.

These two new provincial student associations join the Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) and l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) on the student advocacy scene in Quebec

1. The QSU has chosen a double majority voting system: A motion would first have to be approved by a majority of members (one member, one vote). Once approved, a second vote would proceed using a semi-proportional voting system. This system allocates more votes to the larger student associations.

SSMU to hold referendum on continued affiliation with TaCEQ

TaCEQ banniere fb2

According to an article in the McGill Tribune, the Student Society of McGill University (SSMU) is questioning its future within the Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), which was founded in 2009. This reflection began following a recent referendum held at the Université de Sherbrooke in which members of the Regroupement des étudiantes et des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS), which represents 7000 graduate students, voted to sever ties with the smallest of the four provincial student organizations.

The following council initiated referendum question was approved for the Winter 2014 referendum period during the February 6th SSMU legislative council meeting:

Do you support the disaffiliation of SSMU from the Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) as of the 2014-15 SSMU & TaCEQ fiscal years (ending May 31st 2014), to come into effect June 1st 2014, with the understanding that a majority “no” vote would mean the continued affiliation of the SSMU with TaCEQ?

The SSMU membership will thus be able to vote on the question of continued membership in the TaCEQ from March 14th to March 21st, 2014.

The McGill Tribune’s editorial board hasn’t shied away from making its opposition to the SSMU’s continued membership in TaCEQ known. Last October, the newspaper investigated whether SSMU’s membership was worth the $17,000 and, in the same issue, published an editorial entitled “TaCEQ a waste of SSMU funds”.

TaCEQ’s future

With TaCEQ’s membership now down to three (the Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures [AELIÉS], the Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval [CADEUL] and the SSMU) a fundamental problem arises: Since TaCEQ doesn’t meet the government’s criteria (Reconnaissance du statut national) in order to be an officially recognized provincial student organization, it doesn’t qualify for government bursaries. In order to be recognized as a provincial student organization, the following criteria must be met (rough translation of the policy):

  1. The organization must have been in existence for at least two years;
  2. The organization must have been incorporated in accordance with Part III of the Companies Act (L.R.Q., c. C-38) for at least two years;
  3. The organization must be general in scope, must not be of sectoral, faculty or local nature and must represent a minimum of four educational institutions (as defined in the Act respecting financial assistance for education expenses) [emphasis added];
  4. The organization must represent a minimum of three administrative regions in Quebec [emphasis added];
  5. The organization must regroup a minimum of 20% of the student population that it represents (i.e. the different student populations are those stipulated in the Act respecting the accreditation and financing of students’ associations

The third and fourth criteria have never been met by the Quebec Student Roundtable as it currently has three members (mentioned above) with two members that are located in the same university. So, because the TaCEQ doesn’t qualify for government funds, this places greater financial pressure on the remaining three members who must continue to fund the day-to-day operations of the organization. It also means that the clout it once had, for example, during the 2012 student protests when it was involved in negotiations with the government, is now diminished to the point of quasi-irrelevance.

If the members of the SSMU were to vote to sever ties with the TaCEQ, it’s difficult to see how it could continue to exist as an effective provincial student organization especially because its only two members are from the same university.